L’expert du mois : comment retrouver le goût de la cuisine au quotidien

Cuisiner, une habitude qui rime avec bien-être.

Prendre du temps pour cuisiner pour soi et ses proches n’est pas toujours un réflexe. Comment intégrer ce moment à une routine chargée, et reprendre goût à ce rituel culinaire ? La nutritionniste Fabienne Pommera l’explique à Conforama.

 

C’est tout un art, que celui de cuisiner. De mettre la main à la pâte, de pétrir, de sentir l’odeur de ce qu’on a mijoté s’échapper du four. D’associer des aliments pour concocter un plat qui ravira nos papilles, mais aussi celles des convives ou de manière plus quotidienne, de notre famille.

 

C’est tout un art, certes, mais pour beaucoup, c’est aussi loin d’être une habitude. Par manque de temps, d’organisation ou simplement d’envie après une journée chargée, les fourneaux sont délaissés au profit de plats tout prêts. Et s’il ne faut surtout pas culpabiliser d’y céder, insiste la nutritionniste Fabienne Pommera auprès de Conforama, le fait maison peut être tout aussi réconfortant et rapide. 

 

La spécialiste nous donne des clés pour s’y (re)mettre sans pression.

 

Un exercice qui rime avec bien-être

 

D’abord, elle décrit les raisons qui font de la cuisine maison un atout au quotidien. Et ce, selon plusieurs points de vue. 

 

“Du point de vue nutritionnel, je trouve cela intéressant de cuisiner soi-même pour pouvoir choisir le type d’aliments que l’on va manger”, estime l’experte. “Ensuite, pour ce qui est de l’aspect psychologique et éducatif, c’est une histoire de transmission. Si les parents cuisinent, les enfants vont plus facilement se mettre à la cuisine – d’ailleurs, on peut très bien cuisiner avec des enfants. Cela permet de développer l’éducation au goût.”

 

Elle ajoute : “Il y a quelque chose de sensoriel qui se passe lorsque l’on cuisine. Et ce, dès la préparation. On voit, on goûte, on sent, on touche les aliments. On entend que cela crépite dans la poêle. Tous les sens sont en éveil.” Une avant-dégustation qui ne fait qu’accroître le plaisir le moment venu, et qui nous encourage à écouter “les messages de notre corps” pour “aller vers ce dont il a besoin”. De quoi influer positivement sur le bien-être et par la suite, la santé.

 

“Une intention bienveillante plutôt qu’une injonction”

Cuisiner pour soi, en famille ou non, est un moment précieux.
Cuisiner pour soi, en famille ou non, est un moment précieux.

Maintenant qu’on a saisi l’idée, par où commencer ? Fabienne Pommera invite surtout à considérer ce rituel comme “une intention bienveillante plutôt qu’une injonction”. Comprendre qu’il est impératif de ne pas se fixer un planning strict, mais d’y aller selon l’humeur, une fois de temps en temps. C’est en prenant goût à ces instants-là que le réflexe s’installera.

 

“Le bénéfice direct de se faire à manger, c’est que l’on va ressentir davantage de plaisir à déguster les plats concoctés maison. Et si cela augmente le bien-être, cela favorise la répétition de ce comportement favorable à la santé”, précise la nutritionniste. “Il faut voir la cuisine comme une activité plaisante, du temps pour soi, pour se faire du bien. Ou pour les autres, pour partager.”

 

Plus concrètement, cela passe également par “une organisation des courses”. “Pensez à acheter des aliments de base qui se conservent longtemps : des féculents, des fruits secs, des farines et huiles variées, du sucre”, avise-t-elle. “Pour ma part, lorsque je cuisine, je commence avec des féculents et je brode avec des légumes que je trouve au frais ou au congélateur. C’est une question d’assemblage, de mélange de textures diverses. On ajoute des herbes, des légumes qu’on aime. Un petit peu de boulgour avec un reste de potiron de la veille, par exemple. Cela peut permettre de cuisiner sans en avoir l’impression, aussi”.

 

“Une alimentation équilibrée est une alimentation variée”

Cuisiner, un terrain de découvertes gustatives.
Cuisiner, un terrain de découvertes gustatives.

Loin de prôner une démarche restrictive, Fabienne Pommera aborde la nutrition comme un terrain de découvertes. “Pour moi, l’alimentation équilibrée est une alimentation variée”, affirme-t-elle. Son conseil : “essayer de diversifier les aliments et de privilégier les produits bruts non transformés.  L’équilibre se fait à la semaine et de façon spontanée : on va naturellement avoir envie d’aller vers différentes textures, couleurs, saveurs, odeurs.” 

 

L’important est donc d’écouter son corps, sa sensation de satiété, et de faire confiance à son intuition alimentaire. Le reste, la cuisine maison comme l’équilibre dans l’assiette, en découlera forcément.

 

3 produits de petit électroménager pour se (re)mettre à la cuisine

Le mini four Saba, pour expérimenter des idées culinaires inédites ou copier celles de notre grand-mère. La rôtissoire permet de préparer un délicieux poulet rôti, même lorsque notre cuisine est trop petite pour un four encastrable.

Le multicuiseur Cookeo, pour une cuisson rapide, notamment à la vapeur, et 180 recettes intégrées qui viennent à bout de nos pannes d’inspiration.

Le blender chauffant, pour concocter de succulentes soupes très facilement.